MIGUEL GOMEZ LIVE
Extraits concert à la
Chapelle des Lombards

Miguel Gomez en Live
Miguel Gomez en Live

AFRICANDO
Live en Martinique

Miguel Gomez vu par
YURI BUENAVENTURA

Miguel Gomez : biographie

Miguel GomezMiguel GOMEZ, percussionniste et chef d'orchestre phare de la scène latino française est né le 5 Avril 1964. Il vit et travaille à Paris. Son quartier d'enfance, les alentours de la place Beaubourg, qu'il n'a jamais quitté, est alors le quartier populaire tel que nous le connaissons aujourd'hui. 

A la  seule exception près qu'à l'époque, la musique y est encore tolérée dans la rue. Favorisant ainsi l'éclosion d'une multitude de groupes appelés plus tard à jouer un rôle prépondérant dans l'avènement  d'une diversité culturelle dont Paris se revendique encore aujourd'hui comme l'une des capitales. C'est tout particulièrement vrai pour les scènes Africaines et Afro-Caribéennes dont une majeure partie des musiciens s'expriment dans la rue et le métro.

Baigné chez lui dès l'enfance dans un univers musical, où  le Jazz et la musique cubaine prédominent, grâce à une mère pianiste-concertiste, chargée de sa formation et d'un père chanteur-percussionniste d'origine espagnole. C'est donc très naturellement qu'il retrouve dans son environnement urbain immédiat un prolongement et une attirance marquée pour les deux instruments fétiches qui vont sceller à jamais sa vie de musicien: la Conga Cubaine et le Gwo-ka Guadeloupéen. 

Au contact de la rue et de ses musiciens africains , antillais et sud-américains, il va très jeune, à 15 ans, s'initier par l'imitation et l'échange spontané de la transmission orale au langage du tambour, dont il deviendra au fil du temps l'un des meilleurs spécialistes. 

La rue lui fait notamment rencontrer ses condisciples de l'époque qui ont pour noms: Erik KOZAK, Jojo GROCRAVLA, Bago, Armand ACHERON, Charlie LABINSKY, Louis-César EWANDÉ ou Jocelyn TACITA. 

C'est encore dans la rue qu'il est remarqué en jouant, par le chanteur panaméen Camilo AZUQUITA qui l'enjoint  à venir le voir en concert à la Chapelle des Lombards. Un club près du métro Châtelet, où il se produit à l'initiative du journaliste de Libération Pierre GOLDMAN. Ravi et impressionné de découvrir en live cette musique qu'il portait déjà au fond de lui, Miguel fréquente assidûment l'endroit. Il est définitivement adoubé, malgré sa jeunesse, par la communauté des musiciens du lieu le jour où il ose demander à succéder aux Congas au percussionniste colombien Rodolfo PACHECO, le temps d'une Jam. De ce jour là, AZUQUITA, le surnomme "El Nino Prodigio". La Chapelle lui donnera également l'opportunité de se lier avec le pianiste cubain Alfredo RODRIGUEZ. Ce dernier lui demandera par la suite d'accompagner bon nombre de grands artistes cubains qu'il fait venir en France.

Un an plus tard en 1982, il l'engage aux timbales dans son orchestre aux côtés du conguero de légende Carlos "PATATO" VALDES, résidant un temps en Europe après une tournée avec Célia CRUZ et Tito PUENTE. La formation ainsi constituée, tient le haut du pavé non seulement à la Chapelle des Lombards mais également "Chez Sarah" aux Chevaliers du temple et aux Bains Douches. 

Patato, repart à New-York, non sans  avoir laissé en héritage quelques leçons de styles.  De son premier mentor, Miguel assimile parfaitement l'africanité de la syntaxe. AZUQUITA l'engage alors dans son combo:"AZUQUITA y su Melao".Un album s'ensuit: "Salsa international 83".

Peu à peu, son identité sonore à nulle autre pareille se construit et s'affirme. Miguel se produit avec la même équipe dans le sillage de quelques monstres sacrés de la Salsa ou du Latin-Jazz débarqués dans la capitale tels : Tata GUÏNES, PAPAÏTO, Chocolate ARMENTEROS(New-Morning), José-Luis QUINTANA"CHANGUITO"(La Coupole Montparnasse), PERRUCHIN Jr. y Anga DIAZ(La Cigale), Roberto TORRES(Bataclan), Jerry GONZALEZ (Maison de l'architecture de Raspail), Eddie MARTINEZ (La Chapelle des Lombards ), Nicky MARRERO (Zénith de Paris).  

Parallèlement, Miguel étoffe son approche harmonique de la musique dès 1982, par un cursus  de 4 ans à l'Ecole Normale de Musique de Paris Alfred CORTOT pour parfaire son apprentissage en piano classique, solfège et analyse harmonique.

Etudes qu'il mène de front avec la création d'un premier groupe, "la Manigua", fondé en 1983, avec le pianiste Mario CANONGE, le trompettiste Patrick ARTERO, le bassiste Daniel LAGARDE et le chanteur Charuto CAPUANO. Cette formation après avoir enregistré un album du même nom, sillonne la France pour de multiples concerts jusqu'en 1987.

Une rencontre essentielle reste à venir qui va lui permettre de structurer son langage à la percussion.Il n'aura d'ailleurs jamais assez de gratitude envers celui qui deviendra  son plus grand inspirateur: José-Luis QUINTANA "CHANGUITO" aux Timbales en tournée en 1986 à Paris avec Los Van Van, formation del maestro Juan FORMELL. Miguel est littéralement subjugué par l'inventeur du Songo et le précurseur des techniques modernes "CHANGUITO" dont il va devenir l'élève et un des disciples fervents. Dans la lignée généreuse de ce grand créateur de concepts, il reçoit également les enseignements de Jerry GONZALEZ, trompettiste et percussionniste-leader du fameux Fort Apache Band et du virtuose Giovanni HIDALGO avec lequel il se lie d'amitié après un concert inoubliable où ce dernier  accompagne Eddie PALMIERI au New Morning.

L'éducation latine de Miguel n'aurait pas été complète sans une immersion  aux sources, à Cuba. Voyage qu'il accomplit après avoir participer à l'enregistrement en France du «Louis-CésarEWANDÉ Percussions Ensemble »(1988),album particulièrement remarqué,en compagnie du percussionniste malien Maré SANOGO et du français Emmanuel BAUDRY. Miguel bénéficie d'une bourse de perfectionnement "Lavoisier" accordée par les ministères de la Culture et des Affaires Etrangères. Durant un an, de 1989 à 1990, à L'I.S.A., (Institut Supérieur des Arts de La Havane), il devient l'élève de Justo PELLADITO et de Alberto VILLARÉAL, aujourd'hui directeur du Conjunto folklorico National de Cuba.

A son retour en 1991, Jimmy BLANCHE séduit par les capacités de Miguel a installé des ambiances tout en soleil et lui confie pendant deux ans l'animation d'un lieu très en vue de la capitale à l'époque, le Café de La Plage où il prend ses marques avec son nouveau groupe: Miguel GOMEZ Sextet. Lequel devient de 1993 à 1996, Miguel GOMEZ Orquesta. S'ensuit,une importante tournée en France et au Liban. 

Le talent  de Miguel en tant que sideman,  vite  reconnu pour son professionnalisme et le sérieux de tout ce qu'il entreprend s'est également largement développé en studio, tant dans la variété, le jazz, que les musiques afro-carribéennes. De Césaria EVORA à Florent PAGNY ou Bob SINCLAR, ses très nombreuses collaborations en studio, notamment avec Mario CANONGE ou les musiciens du groupe KASSA'V, lui permettent  de totaliser à ce jour une centaine d'albums enregistrés.

En 1996, le producteur de disques, Ibrahima SYLLA détenteur de la quasi majorité du catalogue de musique africaine en France fait appel à lui pour donner corps sur scène à son groupe fétiche, AFRICANDO. Derrière cette appellation, une marque déposée et un concept qu'il développe à travers deux premiers albums promis à un  large succès international. Aidé de l'arrangeur malien Boncana MAÏGA,  passionné tout comme lui de musique cubaine, ils font chanter des voix représentatives de toute l'Afrique de l'Ouest, sur des rythmiques arrangées à la sauce portoricaine.

Engagé, comme chef d'orchestre aux congas, Miguel assume avec son équipe l'entière responsabilité du son en live , dès un premier concert en décembre 1996 au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris. Il sera suivi par beaucoup d'autres en France (notamment le mémorable concert du Zénith de Paris le 08 Juin 2001)et dans de nombreux festivals en Europe, l'Afrique , la Caraïbes et même aux Etats-Unis où AFRICANDO est le seul groupe  africain jouant la musique Afro-Cubaine à percer Outre-Atlantique.

Le succès de cette équipe française derrière des étoiles africaines, tels le béninois GNONNAS Pedro, le guinéen Sekouba BAMBINO, le sénégalais Medoune DIALLO, le burkinabé Amadou BALAKÉ et l'américain Ronnie BARO ne se dément pas. Notamment grâce à un pari doublement gagné par Miguel lorsqu'il obtient de Sylla d'enregistrer un double CD live ainsi qu'un DVD lors du concert à Paris au Zénith, en 2001. Les ventes seront au rendez vous, au même titre que les six autres albums enregistrés eux, aux Etats-Unis, imposant leurs quotas de hits mondiaux. 

Dès lors, Sylla qui avait déjà fait appel à Miguel à la réalisation et les arrangements de trois titres de l'album solo Agbadja (1999) de GNONNAS Pedro, notamment la version d'Irma Koï, (jouée pour la première fois devant une foule immense lors d'un mémorable concert au stade de l'Amitié de Cotonou/Bénin), continue de lui donner entière carte blanche sur scène et l'occasion d'un long succès au hit-parade, grâce à une version arrangée d'un tube du chanteur Franco de l'OK Jazz : "Mario"(album Ketukuba, 2006). 

Tout ce temps, Miguel a également développé une carrière  fructueuse dans l'enseignement grâce à une méthode personnelle  privilégiant un apprentissage efficace du son et du groove. Ses cours privés ne désemplissent pas. Le "son Miguel GOMEZ" a fait école  et on ne compte plus désormais les musiciens du métier venus se former à son approche.

L'année 2009 a consacré le grand  retour du Miguel GOMEZ Orquesta à la Chapelle des Lombards, pour un rendez-vous devenu depuis mensuel en compagnie de divers chanteurs invités dont Camilo AZUQUITA ou Sekouba BAMBINO. Tandis que parmi ses collaborations récentes les plus remarquées, on citera, sa participation en tant que sideman au dernier album de Papa WEMBA, "Notre Père"(2010) ou au sein du Tony CHASSEUR Big Band "Mizik Opeyi"(2010).

Miguel a eu également le privilège d'accompagner sur scène, en tant que Sideman , de grands artistes des scènes Latino-Américaine , Salsa Cubaine , Afro-Caribéenne , du Jazz ou de la Variété :

Césaria EVORA, Yuri BUENAVENTURA, AFRICANDO, KASSA'V, dédé ST-PRIX, Mario CANONGE, Carlos "PATATO" VALDES, Tata GUÏNES, José-Luis QUINTANA"CHANGUITO",Chocolate ARMENTEROS, Camilo AZUQUITA, Alfredo RODRIGUEZ, SIXUN, Beethova OBAS, Los ORISHAS, Roberto TORRES, PAPAÏTO, PERUCHIN Jr, Anga DIAZ, Jerry GONZALEZ, Eddie MARTINEZ, Nicky MARRERO, Don BYRON, Jean-Claude NAIMRO, Dominik COCO, CALYPSO Dirty Jim's, Ralph THAMAR, KEKELE, Claude VAMUR, Georges DECIMUS, Thierry FANFANT, Ernesto TITO PUENTES, SABOR A SON, Patrick ARTERO Big Band, ZOUK MACHINE, Jean-Michel CABRIMOL et la MAAFIA, Samy GOZ, Cyrius MARTINEZ, Ti-FOCK, ANIS, Franck LECOLE.

Discographie:
Césaria EVORA, Bob SINCLAR, AFRICANDO, Papa WEMBA, KEKELE Florent PAGNY, Pierre VASSILIU , Philippe LAVIL, Salomé DE BAHIA, Los ORISHAS, Mario CANONGE, Tony CHASSEUR Big Band, Ralph THAMAR, Dominik COCO, Beethova OBAS, Claude VAMUR, Georges DECIMUS, Jean-Claude NAIMRO, Edith LEFEL, Thierry FANFANT, Camilo AZUQUITA, Alfredo RODRIGUEZ, GNONNAS Pedro, Editions Musicales SFORZENDO, Alfredo CUTUFLA y su Charanga Nueva, Georgie JACQUET, Daniel TIAN, ANIS, Franck LECOLE, La MANIGÜA, Louis-César EWANDÉ, Ti FOCK, J.M HARMONY, Jesus VILLANUEVA.

Marc Daum